La calligraphie transcrit d'abord la parole divine. Elle est aussi utilisée dans les ateliers impériaux. La calligraphie vise l'harmonie et la perfection et est une décoration en soi (enluminures, textiles, peintures murales). La calligraphie turque occupe une place à part dans la calligraphie islamique. Les turcs qui ont connu et adopté l'alphabet arabe en embrassant la religion musulmane, réalisent une grande évolution dans l'art de la calligraphie. La Turquie élève la calligraphie islamique au niveau d'un art essentiellement linéaire. Les Ottomans accueillent la plupart des styles calligraphiques courants et y excellent mais créent également de nouveaux styles purement personnels. Les calligraphes qui jouent un rôle important à la cour impériale, sont des savants, souvent liés aux ordres religieux. Ils donnent des modèles pour les grandes inscriptions ornementales destinées à être réalisées en marbre, bois ou céramiques. Le XVe siècle voit l'apogée de cet art sous l'impulsion du grand cheik Hamdullah (1429-1520). Celui-ci crée un style nouveau qui sert de modèle aux artistes des siècles suivants. Bayezid II, fils du sultan Mehmet II le Conquérant, est le 1er sultan à pratiquer la calligraphie. L'art calligraphique islamique présente plusieurs genres d'écriture: le Koufi, le Thuluth, le Naskhi, le Talik, le Muhakkak, le Rika, le Reyhani, le Divani. «La Tugra», signature ornementée ou sceau du sultan, évolue sous la plume de générations successives de calligraphes pour atteindre un niveau ornemental élaboré et plein d'élégance. Au XVe siècle, la calligraphie pictographique est une écriture-image ou, à l'inverse, une image-écriture où la lettre se fait dessin, où l'écriture se fait forme. Le calligraphe écrit mais en même temps dessine une figure, un lion, une cigogne, une barque, un vase, une mosquée avec ses minarets... | 
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