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| Les tapis noués Les tapis noués apparaissent au XVIe siècle et sont destinés aux mosquées impériales. Ce sont les tapis de cour en lin ou en soie où les «quatre fleurs» sont souvent présentes. Les tapis sont noués au point turc (noeud ghiordès) et sont réalisés sur commande, à partir de cartons à dessin. «Les tapis sont reconnaissables à leur décor et baptisés du nom des villes où ils sont fabriqués. Les anciens tapis à décor géométrique sont caractérisés par des coloris très francs: tapis Konieh et Ouchak avec un grand médaillon central par exemple; ou tapis Bergame, de plus petites dimensions. Mais ce sont surtout les tapis de prières – ceux qui présentent au centre une grande «niche» (mihrab) – qui ont fait la renommée des tapis d'Asie Mineure. C'était la principale production de l'industrie domestique turque, mis à part l'incomparable série de tapis de Brousse fabriqués pour la cour au XVIe siècle, en soie, ceints de cartouches coraniques calligraphiés et très rares. A partir de la fin du XVIe siècle, parmi les tapis de prière les plus connus, apparaissent les élégants Ghiordès, les plus fins aux teintes harmonieuses, puis les Ladik reconnaissables à leur «mihrab» de tonalité très soutenue (rouge vif, bleu turquoise, jaune topaze), accompagné de fleurs dans des petits médaillons. Enfin, les tapis Koula aux mihrabs souvent plus originaux, en forme de têtes enturbannées (kafali) ou le plus souvent agrémentés de cyprès, de turbés, voire parsemés de fleurons, de branches verticales garnies de feuilles ou d'inscriptions.» (Laure Soustiel et Marie Christine David). |