La littérature populaire (tradition orale) reflète la vie rurale, la sensibilité du paysan, son rapport à la nature et les conflits sociaux, ethniques ou religieux. Les poèmes sont réalistes, avec un langage simple, toujours en rapport avec Dieu. La littérature populaire a plusieurs genres: la poésie chantée accompagnée d'un«saz», les élégies, les épopées, les contes... Les contes oraux sont présents surtout dans les campagnes et beaucoup de légendes sont transmises de façon orale. Yunus Emre (1238-1320), poète mystique soufi et troubadour de l'Anatolie du XIIIe siècle (le troubadour est censé avoir acquis sa faculté poétique en buvant du «vin d'amour» offert par son guide et en voyant sa «bien-aimée » dans un rêve), est le fondateur de la littérature populaire turque. Yunus Emre est un Dervish Tourneur et est considéré comme un sage, il a une vie assez monastique. Ses poèmes sont d'inspiration divinetrès chantant.
Mevlana est aussi un poète mystique du XIIIe siècle, fondateur des Derviches Tourneurs, qui écrit en persan sa philosophie sous forme de vers. Dadaloglu appartient aussi à cette littérature. Deux poètes du XVIIe siècle: Pirsutan Abdal et Karacaoglan Nasreddine Hodja (1208 –1284) est un savant populaire. Il est le précurseur de la langue populaire humoristique. Il inspire beaucoup de contes populaires dans le milieu rural : un vieil homme sur un âne, le fou du village, raconte beaucoup de choses qui paraissent absurdes au départ mais qui apportent ensuite une certaine sagesse. Sous l'empire Ottoman, de nombreuses populations ethniques comme les Perses, les Grecs et les Arabes, influencent la littérature orale turque. Par exemple «Les contes Héroïques» de Kalif Ali, gendre de Mahomet et «L'Epopée» de Dede Korkut. La littérature du divan (tradition écrite) est développée autour de la cour, du sérail. Elle est faite en langue ottomane, sorte de «sabir» ou langue métisse (mélange de turc, d'arabe et de persan). Cette littérature très raffinée et sentimentale produit de grands poètes. Elle atteint son apogée avec Soleyman II le Magnifique au XVIe siècle. | 
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Baki, très proche de Soliman le Magnifique, et Fuzuli sont deux grands poètes de la littérature du divan au XVIe siècle. Au XVIIIe siècle le poète Nedim est l'exemple parfait de la poésie de cour, la poésie «du divan». Une forme traditionnelle du poème est le « Gahzel»: le poème est écrit d'après des formes figées, importées des pays arabes, et fonctionne par dystiques (2 vers).

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